Les indicateurs économiques ont peu évolué. La croissance reste correcte et l’inflation demeure à des niveaux élevés – sauf en Suisse. Il n’est donc pas surprenant que la plupart des portefeuilles aient commencé l’année sur une note positive. Néanmoins, une certaine nervosité générale est perceptible. L’or a atteint de nouveaux sommets avant de redescendre, certaines entreprises ont annoncé des résultats records tandis que leurs cours d’actions corrigeaient simultanément – ce phénomène est désigné dans le jargon financier sous le nom de volatilité.
La vidéo date du 03.02.2026 et s'est déroulée en anglais.
La situation économique mondiale reste fragile. Bien que les États-Unis aient enregistré une croissance étonnamment forte au troisième trimestre 2025, les préoccupations concernant l’évolution future persistent. Un marché du travail faible, une faible propension à investir des entreprises et un climat de confiance mitigé pèsent sur les perspectives de croissance.
La Chine continue de montrer des signes de ralentissement. Au quatrième trimestre, la croissance officielle n’a été que de 4,5 %, un chiffre relativement faible pour ce pays émergent. La croissance réelle est traditionnellement inférieure aux chiffres officiels, ce qui est cohérent avec la faiblesse de la consommation et des investissements.
La situation est légèrement meilleure dans la zone euro, où le PIB a augmenté de 1,3 % en 2025. L’Allemagne reste le principal frein à la croissance, bien qu’elle ait récemment enregistré une légère reprise.
Dans l’ensemble, les perspectives de croissance mondiale restent mitigées, en particulier tant que les deux plus grandes économies, les États-Unis et la Chine, ne retrouvent pas une trajectoire de croissance plus forte.
Après une forte baisse surprenante de l’inflation sous-jacente en novembre aux États-Unis et au Royaume-Uni, celle-ci est restée stable en décembre dans les deux pays. L’inflation sous-jacente s’élève à 2,6 % aux États-Unis et à 3,2 % au Royaume-Uni, restant donc au-dessus des objectifs des banques centrales. Au Japon, elle demeure élevée, bien qu’elle ait légèrement diminué à 2,9 %.
La situation est un peu plus favorable dans la zone euro, avec une inflation sous-jacente de 2,3 %, principalement portée par l’Allemagne. En Suisse, la stabilité des prix se maintient, avec une inflation sous-jacente de 0,5 %, légèrement supérieure à celle de novembre.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé début décembre qu’après une longue période de réduction de son bilan, elle ne poursuivrait pas cette politique pour le moment. La taille du bilan a même légèrement augmenté récemment. À moyen terme, la pression pour contrôler les taux d’intérêt via les achats d’obligations devrait rester élevée, compte tenu de la politique budgétaire expansive et du déficit important.
Par ailleurs, la Fed subit toujours une pression directe de la part du gouvernement. Les critiques envers le président Powell se sont intensifiées, y compris par des menaces de procédures judiciaires, ce qui soulève des questions sur l’indépendance de la banque centrale.